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Nouvelles

Former pour transformer

17 avril 2026

Les professionnel·le·s de santé sont les premiers recours pour la santé sexuelle et reproductive. Leur capacité à écouter, informer, orienter et intervenir avec sensibilité fait toute la différence.

C’est pourquoi Santé Monde accompagne des équipes locales pour renforcer leurs compétences cliniques, tout en intégrant des approches fondées sur les droits, sensibles au genre et aux réalités socioculturelles. Ces formations sont coconstruites et déployées avec nos partenaires, inspirées de leurs besoins exprimés et nourries par leurs expériences de terrain.

Santé Monde ne crée pas de nouveaux programmes. Nous nous appuyons sur les programmes de formation continue des ministères de la santé. En collaborant avec les formatrices et formateurs nationaux, nous renforçons ce qui est déjà en place et intégrons durablement les pratiques de qualité aux cursus de santé et droits sexuels et reproductifs. Ainsi, les connaissances continuent de circuler bien au-delà de notre passage.

Des retombées palpables

Du Mali au Bénin, en passant par Haïti, le constat est le même : des prestataires plus à l’aise pour parler contraception, détecter les violences, accueillir les adolescent·e·s et offrir des soins post-avortement. Des équipes plus confiantes et solidaires qui créent enfin ces espaces de sécurisants où les patient·e·s osent poser leurs vraies questions.

  • CLEFS (Mali) : les équipes intègrent désormais les notions de consentement, de confidentialité et de respect des droits au quotidien. Résultat : une hausse du recours volontaire aux services de SDSR, notamment la planification familiale, grâce à un climat de confiance renforcé.
  • FANMKAD (Haïti) : les prestataires formés sont outillés pour repérer, accompagner et référer les personnes victimes/survivantes de violences basées sur le genre (VBG). Plus sensibles aux dynamiques de pouvoir et aux impacts psychologiques des VBG, ils contribuent à des parcours de soins plus humains et sécurisants.
  • PLURIELLES (Bénin, Burkina Faso et Mali) : l’accent sur l’accueil des adolescent·e·s et la lutte contre les préjugés liés à la sexualité a transformé la qualité de l’écoute et de l’accompagnement en zones rurales, favorisant un accès plus équitable aux services pour les jeunes en situation de vulnérabilité et de marginalisation.

L’effet domino

Chaque professionnel·le formé·e touche des centaines de patient·e·s par an. Mais l’impact va plus loin : ils forment leurs collègues, changent les pratiques de leur service, influencent leur famille et leur communauté. Former, c’est bien plus que transmettre des compétences cliniques. C’est humaniser les soins aujourd’hui et demain !